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Nights

lundi 17 mars 2008, par RYoGA

Plus de dix ans après la sortie de l’opus originel sur Sega Saturn, la suite de Nights a su se faire attendre des fans. Annoncé sur Nintendo Wii début 2007, le jeu, et l’aura culte qui l’entoure, a rejoint la liste des jeux exclusifs à la console ayant pour mission d’enrichir la ludothèque du gamer.

Nights c’est donc l’histoire de deux enfants, un garçon et une fille, envoyés au plus profond de leurs rêves devenus cauchemars suite à leurs problèmes du quotidien. Lui a des problèmes à l’école avec ses camarades à cause de son manque de confiance en soi, et elle à se concentrer et réussir ce qu’elle entreprend. Dans leurs rêves ils rencontrent chacun de leur côté le dénommé Nights, un être saltimbanque androgyne qui les aide à faire leur parcours initiatique.

Le scénario, déjà en puissance dans l’épisode saturn bien que passé sous silence au profit des séquences de jeu, se révèle ici dans toute sa splendeur au moyen de cinématiques de toute beauté (intros) ou de toute laideur (in game). Elles sont en tout cas l’habillage des différentes sections de jeu, représentées par 5 missions pour chacun des mondes que l’on est amené à parcourir. La première mission consiste toujours à faire la ballade de chacun niveau. L’enfant prend alors la forme de Nights pour voler dans le niveau et faire péter les scores. Les suivantes sont des mini-jeux ou objectifs, rapides et amusant.

Car le principe de Nights, jeu simple et accessible, est de faire voler le personnage emblématique dans des couloirs latéraux (pas de 3d libre) pour trouver les clés des portes de sortie, faire des points en passant des anneaux en chaine, tout en virevoltant comme on le souhaite. Rien de bien compliqué, c’est tout simplement fun.

On a là affaire à un jeu plutôt old school, et pour cause, depuis dix ans le système de jeu n’a guère évolué. Ce n’est pas un mal en soit vu que le concept -daté- reste fun, et que la réalisation technique et surtout artistique est superbe. Les graphismes, loin d’être exceptionnels (il faut voir une cinématique in game pour être refroidi), surprennent toutefois par leur fraicheur ou leur audace (se retrouver dans l’esprit du niveau bonus de Sonic 1, avec les poissons les oiseaux sisi, a de quoi être particulièrement réjouissant). On commence donc très moyen pour aller vers du plus en plus beau. Le gros point fort artistique du jeu réside dans ses musiques qui à elles-seules créent une ambiance onirique du tonnerre. Les musiques restent en tête (même si le genre est assez particulier).

Le gameplay enfin. Toutes les combinaisons sont possibles (wiimote, wiimote+nunchuk, manette classique, gamecube). Pour dire que le jeu n’exploite pas les contrôles de la manette wii, et que la combinaison l’utilisant n’est pas la meilleure (ne mâchons pas nos mots : à la wiimote seule c’est injouable !). Personnellement j’ai choisi wiimote+nunchuk pour une question de confort, là où le bon vieux paddle à stick directionnel suffit pour assurer le concept du jeu. On gagne donc en confort, mais à deux trois détails près on reste dans un gameplay d’époque.

En conclusion une suite qui reprend son concept d’origine, un concept daté certes mais qui marche toujours, tant il est agréable et simple. Cette nouvelle version est en quelque sorte une version améliorée qui rend hommage à l’original. Un jeu donc un peu hors normes par rapport à son époque, mais un jeu qui saura ravir les fans d’antan, et laisser circonspects les nouveaux joueurs branchés.