Le joueur que je suis a vu son regard sur les jeux-vidéo changer avec le temps. C’est obligé, on appréhende le monde différemment avec l’expérience et le temps qui passe. Si on est plus propice à l’imagination étant enfant, c’est aussi quelque chose qui se travaille toute sa vie.
Face au joueur, le jeu vidéo offre un contenu créatif plus ou moins propice à favoriser l’imagination. Ce sera bien sûr dans ses idées, la façon dont elles sont mises en scène, la liberté d’intéragir sur le jeu.
Des Animal Crossing (liberté pour pas mal d’actions plus ou moins imaginatives), aux Sim City (codes pour beaucoup d’actions imaginatives limitées) à un Okami (chemin programmé avec actions programmées, sur un concept de création artistique contrôlé !), chaque jeu développe ses codes et libertés...
La façon de percevoir le jeu (c’est un pixel, un challenge, une mission, un personnage, son personnage, une projection directe de soi-même..) influera beaucoup sur la portée imaginative du titre.
Et si le cinéma vient trop se méler au jeu comme on a pu le voir ces dernières années, c’est alors une autre forme d’imagination, plus passive dans l’action (exit le paddle), qui se développe. On a l’imagination du scénario, mais alors simplement comme le film ou le livre alors.
Pour ma part je préfèrerai toujours un Zelda 3 découvert enfant à un Zelda Wind Waker, qui, bien que reprenant un univers de l’enfance, ne m’a pas touché en tant qu’adulte...
