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Metroïd Other M, la saga Metroïd

vendredi 24 septembre 2010, par RYoGA

La claque de la rentrée n’est autre que Metroïd Other M sur Wii ! Un jeu qui se permet de continuer là où Super Metroïd (sur Super Nintendo) s’était arrêté, en en reprenant l’ambiance originelle, mais en la faisant grandement évoluer dans son traitement. En effet le jeu combine à la fois une vue 2D et une vue 3D, un double gameplay bien senti, des mouvements inédits bien sauvages, et enfin une histoire qui rythme le jeu de la plus belle manière, cinématiques aidant.

De ce jeu super efficace, on retiendra la maîtrise artistique totale du film qu’est la vie de Samus Aran, qui, toute personne en retrait qu’elle est, nous livre ici toutes ses pensées et nous la rend particulièrement attachante. Elle était déjà sexy, elle est aujourd’hui un peu plus humaine. Une première chez Nintendo qui ose peu jusqu’à présent caractériser ses personnages (cf Mario qui reste attaché à ses "yeepee" "youhou", et Link qui persiste à rester muet...)

L’occasion de faire une petite rétrospective commentée de la saga !

Metroïd, l’épisode titre est paru sur NES en 1986. C’est une création supervisée par Gunpei Yokoi (le créateur, entre autres, de la Gameboy) qui permet d’évoluer dans des écrans labyrinthiques à la quête d’objets en tout genre. Heureusement, une pile de sauvegarde (comme dans Zelda) permet de ne pas tout refaire constamment. Toutes les bases de la série sont présentes dès cet épisode. Je ne l’ai découvert que tardivement, et surtout pratiqué via l’émulation disponible sur Metroid Prime.

Sorti en 1991, Metroïd II sur GameBoy apporte quelques changements, mais aussi de nouveaux objets (comme la boule araignée) et un nouveau bestaire (la Queen faisant office de boss de fin). Je n’ai pas vraiment pratiqué cet opus, même lorsque je réussis à le dégotter en occasion.

Voilà le premier volet qui va me faire découvrir la série ! Super Metroïd sur Super Nintendo, sorti en 1994, reprend la recette de l’épisode NES et l’enrichit considérablement à tous niveaux. Le gameplay est plus souple et plus varié, les graphismes, quoique jugés sobres déjà à l’époque, font merveille, et surtout, la bande son est un petit chef-d’œuvre d’ambiance envoutante. Un de ces rares jeux pour lesquels j’ai tracé des plans pour pouvoir m’y retrouver dans les labyrinthes ! Un de mes jeux préférés sur cette machine.

Il faut attendre huit années et 2002 pour retrouver un Metroïd ! Metroïd Fusion sort sur Gameboy Advance et offre un nouveau challenge à l’héroïne Samus qui pour le coup fait peau neuve et arbore une belle combinaison moulante... aux couleurs discutables imputées à un scénario appuyé et un peu quelconque. Toute la mécanique de la série est là et Samus gagne en compétences. Un bon jeu qui ne révolutionne, lui, pas la série.

Celui par qui vient la révolution est bel et bien Metroïd Prime sur Gamecube en ce beau jour de printemps 2003. Après Mario, après Zelda, de jeu en 2D de profil, la série passe elle-aussi à la 3D, mais pas seulement ! Elle passe en 3D subjective ! Une idée complètement casse-gueule... et pourtant ! En ne réduisant pas le jeu à un FPS mais en reprenant bien chacune des particularités de la série, Metroid Prime devient un "First Person Adventure", un jeu de plateformes et action en 3D subjective. Tout y est parfait, l’ambiance est somptueuse et le challenge passionnant. Metroïd Prime renouvelle totalement la série en profondeur, tout en réussissant à en garder l’essence. Chapeau Retro Studios !

Dans la ligne directe de Metroïd Fusion, Nintendo sort en 2004 un remake du tout premier Metroïd via Metroïd Zero Mission. Une bonne occasion de redécouvrir la structure du premier opus, grandement amélioré pour l’occasion. "J’aime"... surtout quand on a des surprises à la fin !_

Le succès de Metroïd Prime amène la poursuite de la série avec Metroïd Prime 2 : Echoes. Le scénario débuté dans le premier continue son chemin et voilà Samus plongée dans un monde composé à la fois de ténèbres et de lumières. Autant le dire de suite, je n’ai pas aimé cet épisode, que j’ai trouvé particulièrement frustrant. Il contient d’autre part un mode multijoueur censé rivaliser avec ce que les FPS de la concurrence proposaient, seulement voilà, en plus d’être mal fait, on ne pourra que lui en reprocher l’opportunisme maladroit, Samus ayant toujours été seule jusqu’alors...

Samus était seule. Elle ne l’est plus. Une bande d’autres mercenaires comme elle viennent lui mettre des bâtons dans les roues, et ça se passe sur Nintendo DS en 2006 dans Metroïd Hunters. Si l’on ne peut que s’incliner devant la technique (Un "Prime" sur portable ! Des cinématiques !), la gameplay (au stylet !) ou le online... le reste prête à discussion. Je n’ai pas été très emballé par le challenge.

Présentée comme une trilogie, la série Prime se conclut finalement sur Wii en 2007 avec Metroïd Prime 3 : Corruption. Le scénario s’achève. Samus a plein de p’tits copains genre "les 4 fantastiques" qui viennent l’aider (ou pas). Et puis je m’emmerde. Difficile d’être objectif sur ce 3e épisode qui, tout comme le second, ne m’a emporté nulle par si ce n’est au pays de l’ennui et de la frustration...

Le retour aux sources apporté par Other M est pour moi bien salutaire. En plus de renouer avec la saga, il sait être sensible et judicieux. Certes Samus est entourée de nouveau par de tierces personnages. Mais l’introspection dont elle fait preuve est tout à fait dans l’idée du personnage, du moins dans le sentiment que l’on éprouvait nous même à travers ce personnage condamné à errer dans de sombres couloirs en quête de rédemption. D’une série qui a fait ses preuves, nous avons pu voir deux courants qui ont voulu recentrer la série. Je suis content que Nintendo ait réussi à repenser sa saga à travers le temps !

1 commentaire

  • #
    24 septembre 2010  23:57

    Je vais encore revenir lourdement sur Other M tant ce jeu est une réussite totale !

    Mais vraiment, les gens de chez Team Ninja ont totalement saisi l’esprit des opus 2D, en osant faire de l’ultra classique, en nous ressortant des milliers de clins d’œils qui m’ont fait hurler de joie a chacun d’entre eux...Tout en modernisant gravement la chose, pourtant dieu sait a quel point l’entreprise était risquée.

    Et puis Samus, c’était déjà mon personnage préféré de chez Nintendo mais le traitement qui lui a été donné dépasse tout ce que je pouvais espérer.
    De plus, le positionnement chronologique de cet épisode était le plus propice a faire ressortir le coté émotif de la dame.
    Le début nous donne complétement l’impression qu’elle porte une sorte de deuil envers la pauvre larve qui lui a sauvé la vie (moult fois, nous le verrons plus tard !) et tout est fait pour nous faire vivre son espèce de malaise, même si il sera après occulté par un autre trouble encore mieux mis en scène, sans jamais tomber dans le fleur bleue (j’ai eu très peur de sa relation avec son supérieur j’avoue).
    Le résultat est hallucinant de justesse, et réussir a nous planter deux heures de cinématiques fabuleuses sans jamais nous ennuyer, tout en nous offrant un gameplay parfait, y’en a qui devrais prendre des cours...Sérieusement.

    D’ailleurs pour le gameplay, j’ai quand même halluciné de voir le nombre de personne se plaindre du mode "première personne", se plaignant que c’est mal pensé ou inutile.
    Je suis absolument pas d’accord sur la chose, je crois qu’ils ont oublié que le gameplay Nintendo, ça veut pas forcément dire "maitrisé en deux minutes", ça faisait des années qu’on avait pas eu une telle courbe de progression, comme ça se faisait normalement il y’a quelques années.

    Que dirais ces gens désormais si on les mettais devant super mario kart ? Ils hurleraient a la mort ?
    Ou alors le premier Metroid ? Ou bien même Mario 64 ? Rien n’était évident au début, et pourtant quelle réputation ont ces jeux ?

    M’enfin voilà pour le fond de ma pensée, merci pour ton article, ça me change des brulot a deux balles annonçant que Metroid, c’est un peu la série B de chez Nintendo.