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Ludographie - part 1

samedi 18 janvier 2003, par RYoGA

Je ne saurais dire exactement à quel moment j’ai eu un Gameboy, ni même si je l’ai eu avant dix ans. Non, pour moi ma première console de salon fut l’Atari 2600. Elle m’avait été offerte par Yves G. et c’est sur cette console que j’ai découvert les antiques Pacman, Space Invaders ou encore Missile Commands. J’avais même Astéroïd mais ma mère offrit le jeu à un camarade, Grégory B., lequel avait le jeu Mario Bros Arcade sur cette même console.

C’est chez Boris B., que je pus découvrir la Nintendo NES avec les cultissimes Mario Bros et Duck Hunt. Ce ne fut pas pour autant que j’eus envie d’acheter une nes...

C’est en fait en 1991, à 11 ans, que je découvris la Master System chez un autre amis, Grégory D. Alex Kidd in miracle World m’accrocha immédiatement et je décidais d’avoir ma propre Master System. Alex Kidd in Shinobi World, Wonderboy 2-3, Mickey in castle of Illusion, Donald Duck and the lucky dime Caper, Psycho Fox, Astérix, Sonic, Bubble Bobble et quelques autres me procurèrent quelques mois magiques.

Fin 1991, je prenais conscience que la Sega Megadrive proposait des titres plus alléchants. C’est donc pour Noël que je l’achetais avec Toe Jam & Earl, un jeu loufoque et atypique essayé chez Jean-René V., jeu que j’aime décidément beaucoup. Je me souviens être allé dans le magasin et dépenser cette somme faramineuse (1290 francs la console et 499 francs le jeu !!)

Par la suite j’achetais beaucoup de jeux de plateformes, dont les Disney étaient à l’époque de véritables chef-d’oeuvres. La saga des Sonic était ma préférée. Citons pèle-mêle Quackshot, Castle of Illusion, Decap Attack, Kid Chameleon, Taz Mania, Rocket Knight, Bubsy, les jeux de David Perry (Cool Spot, Global Gladiator, Aladdin, Jungle Book)... Ce n’est que plus tard que je diversifiais mes choix. Sega c’était vraiment plus fort que toi.

Je fus donc pendant deux longues années un véritable segamaniaque. Et pourtant face à Sega, Nintendo bataillait ferme avec sa Super Nintendo. C’est finalement fin 1993 que je succombais aux délices de la Console 16 bits de Nintendo, avec Aladdin, en fait un cadeau de noël inattendu. Je me souviens toutefois avoir ouvert la boite quelques jours avant et joué au jeu en cachette !

Il ne fallut pas longtemps pour que je me procure tous les jeux que j’avais manqués en 1992-93 : Super Mario World, Street Fighter 2, Zelda 3, Mariokart, Starwing, Super Tiny Toons, Sim City et de nombreux autres qui figurent parmi mes jeux préférés.
J’achetais Mariokart dans la cours de recrée de Saint-Joseph à un plus grand que je ne connaissais pas pour un prix véritablement avantageux par rapport au neuf.

L’année 1994 sera magnifique avec Donkey Kong Country, Earthworm Jim, ou Secret of Mana. A cette époque j’ai aussi un Gameboy (ou toujours le même je ne sais même plus !) avec le superbe Zelda Link’s awakening, Gameboy que j’échange contre le fameux Earthworm Jim (à l’époque cet échange se valait niveau prix). Je conserve néanmoins le Zelda, avec l’idée que je pourrais toujours jouer au jeu plus tard d’une manière ou d’une autre. La longévité du support gameboy me permit effectivement de rejouer à ce titre mythique.

1995 est assurément une année de transition. La Playstation de Sony et la Saturn de Sega arrivent. Le marché se transforme. Nintendo perd si ce n’est son leadership, l’image de ce dernier. La Super Nintendo est en fin de vie et offre encore des jeux superbes comme Yoshi’s Island ou Donkey Kong Country 2 qui tiennent ludiquement la dragée haute aux consoles 32 bits. Le Nintendomaniaque que je suis devenu en deux ans fait confiance en Nintendo et attend l’arrivée de sa nouvelle console : la Nintendo 64.

Et pourtant je fus tenté par la Playstation. Y jouant chez des amis comme Pierre J., je découvre par exemple Destruction Derby, qui loin d’apporter la richesse d’un jeu comme Zelda par exemple, procure une autre sensation : le fun jubilatoire. Je faillis presque acheter la console en avril 1996 mais changea d’avis au dernier moment devant les rayons. Je ne serai pas de la tribu Playstation.

1996, creuse, donc. 1997 aussi. Je commence à supprimer tout ce qui a attrait au jeux-video. Je détruis de nombreux magazines (je regrette aujourd’hui ce geste car ce sont de véritables collectors qui ont disparus) et que plus tard je vendrais megadrive, jeux, jeux snin, et accessoires (dans le but aussi de pouvoir acheter une nintendo 64).

Avant ça, début 1998, je me rachète un Gameboy, pocket cette fois, et redécouvre mon Zelda GB !

Ce n’est qu’avec l’annonce officielle de la sortie de Zelda 64 en France que je décide d’acheter une Nintendo 64 d’occasion avec Mario 64. Enfin ! C’est le retour d’une époque formidable avec Mario 64 puis Zelda Ocarina of time sur lequel je passe de nombreuses nuits (dont une première nuit blanche) ! Découverte ultime avec Smash Bros qui est sans doute avec les Zelda et Secret Of Mana le jeu sur lequel j’ai passé le plus de temps. Goldeneye, Mariokart 64, Lylat Wars, Majora’s Mask, Perfect Dark, et le cultissime Conker’s Bad Fur Day sont les grosses tueries de la machine, qui avec quelques jeux atteint des sommets.

Fin 1999 c’est la sortie de Pokémon Bleu et rouge sur Gameboy. Je me laisse tenter et découvre un jeu que je ne quitte plus, même en cours ! Et Rebelotte en 2001 avec la sortie des versions or et argent ! Juste après le tournage de mon court-métrage je saute sur une version que je ne lâcherai pas de l’été, sur ma toute nouvelle GBA, achetée sans jeux ! J’achète quelques jeux GBA (MarioKart, Golden Sun, Sonic Advance) mais reste assez déçu. Il faudra attendre fin 2002 pour que Metroïd Fusion et Zelda Four Swords me réconcilient quelque peu avec la machine. En fait de Four Swords et son multijoueurs, c’est surtout le retour de Zelda 3, mais cette fois-ci sur portable, qui m’enchante ! A ce moment-là on est qu’au tout début de la longue période de "retro-gaming" sur laquelle Nintendo va surfer la décennie suivante...

Passant outre la Dreamcast (1999), la Playstation 2 (2000) ou encore la X-BOX (2002), c’est donc naturellement vers la nouvelle Nintendo, la Gamecube (2002) que je me tourne pour l’avenir. A l’heure où j’écris ces lignes, 9 mois après sa sortie, je suis relativement déçu par certains jeux qui tournent dessus. Hormis Resident Evil Rebirth et Eternal Darkness qui m’ont offert de nouvelles ambiances de jeu, les autres gros titres m’ont particulièrement désintéressés, comme Super Mario Sunshine ou Star Fox Adventure. Espérons que l’arrivée des bons titres de 2003 (dont Zelda) apporte du plaisir à un vieux joueur parfois blasé...

Suite de la ludographie (2003-2010)